La fiction n’est pas seulement une histoire que l’on se raconte ou un rêve auquel croire.
C’est une manière de comprendre ce que la vie cherche à nous dire.
Depuis mon enfance, penser est l’activité qui m’accompagne le plus, naturellement.
Tout passe par mon monde intérieur : le vécu, les souvenirs, les émotions, avant de revenir au monde extérieur.
Écrire de la fantasy ou de la science-fiction pour parler de l’émotion peut sembler paradoxal.
Pourtant, la fiction offre un espace protégé pour explorer la mémoire, l’inconscient, ce qui nous traverse réellement.
Parler de l’intérieur, sous couvert de l’imaginaire, n’enlève rien à la vérité.
Ce n’est pas parce que cela se passe à l’intérieur que ce n’est pas réel.
Penser, imaginer, ressentir : tout cela est vécu, même lorsque personne ne le voit.
Cela m’a permis de penser plus loin l’émotion, de la relier à l’inconscient et d’en faire une structure pour toute l’œuvre.
À travers quatre parties : Découverte, Puissance, Impuissance, Complexité.
Pour que l’intériorité ne devienne pas un accident, mais une architecture.